J’aime cette phrase : « La meilleure façon d’enlever une mauvaise habitude, c’est d’en mettre une bonne à la place ». Vivre l’expérience que c’est la répétition des questions qui ne nous aident pas qui nous font vivre des réponses, sous la forme de situations, que nous ne reconnaissons pas et que nous n’aimons pas. Inverser la tendance est un choix, et c’est cool de savoir que cette boucle à une fin et qu’on peut se poser des questions plus délibérément et moins débile et vraiment.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui les rend, ou les a rendu, heureux(se) ?
Ce qui me rend heureux, c’est de prendre du temps pour parler avec des amis, d’échanger sur des thèmes qui nous concernent et qui m’amènent parfois de l’inspiration.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Je suis heureux chaque fois que j'établis avec une personne une relation sincère et partagée d'amitié, de fraternité ou d'amour.
Thierry , 54 ans, Taluyers (France)J’apprécie vraiment le jeu de basse de Victor Wooten, il a une telle décontraction, virtuosité, créativité et humour quand il joue, que c’est un bonheur !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Mon premier concert de rock blues : Bill Deraime, avec mes potes, Marc, Claude, Mihran, Denis !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Tout à l'heure, j'ai fait du vélo sous la pluie, y'avait des gouttes géantes qui entraient dans mes yeux, j'avais l'impression d'avoir 13 ans et demi tellement c'était marrant, d'avancer en danseuse, en sens interdit, plus vite que les gouttes, et rentrer comme une soupe... C'est vrai, il y a des moments comme ça, qui sont tellement simples...
Thierry , 45 ans, Noisy-le-Grand (France)Je suis heureux quand j'entre dans une boutique de lingerie et que je choisis l'ensemble qui va à coup sûr plaire à mes copines.
Thierry , 25 ans, Saint-Gratien (France)Il y a des séries que j'ai vraiment appréciées (et même plus que ça): The Wire, 6 feet under, Breaking Bad, The Sopranos, MI5, 24 heures, The good wife, et plein d'autres...
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de pouvoir passer du temps avec la femme que j'aime.
Thierry , 22 ans, Nice (France)
Ce qui m'a rendu heureux, c'est la dernière rencontre avec ma fille, le 1er novembre 2008, à Bordeaux.
Thierry , 59 ans, Thorigny (France)Je devais avoir moins de 5 ans, j'étais chez mes grands-parents, malade, et je m'ennuyais profondément. Je voulais sortir dans le petit jardin car il neigeait mais ma grand-mère ne le voulait pas, certainement pour que ma température ne monte pas davantage. Je faisais la tête. Ma grand-mère s'occupait de la maison, elle rangeait, nettoyait. A un moment, elle sort, me laisse seul un certain temps et revient, une bassine à la main, qu'elle dépose devant moi. Je vois alors une bassine remplie de neige. Elle avait mis de la neige dans sa bassine pour que je puisse m'amuser quand même et elle retourna à ses affaires, sans rien dire. A ce moment, je me suis dit : "C'est drôle qu'un adulte pense à ça, puisse se mettre à ma place et savoir que j'en avais envie, je suis certain que je me rappelerai de ça plus tard, quand je serai grand !". J'étais à la fois dans la joie de l'enfant et dans un dédoublement futur, me racontant déjà mon passé.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Les films de Sergio Leone, les musiques d’Ennio Morricone…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Avoir appris de personnes dont je ne savais pas au départ qu’elles m’ameneraient quelque chose (j’avais même parfois l’idée du contraire au début !).
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Hier, ma mère a glissé vers le paradis blanc. Nous étions ensemble, sa famille, autour d’elle. Elle, les yeux fermés sur son lit, une perfusion fixée à son bras, le souffle rauque. Nous avions décidé de rester la nuit entière avec elle, et l’établissement, comprenant le moment, a accepté et nous a même proposé des matelas, des draps, des oreillers, offert des repas pour le soir, et même des déjeuners pour le matin. Nous étions prêts à être avec elle, passer du temps avec elle, partager notre espace, joyeusement. Nous avions même dit au personnel : « Cette nuit, ce sera la fête ! ». Tranquilles, tous ensemble, une soirée pyjama, peut-être une grande nuit, avant le grand sommeil, ou pas... On se prépare, on discute près d’elle, de l’organisation, de la nuit, de l’avenir proche… Soudain, le souffle s’est envolé. On ne s’en est pas aperçu tout de suite. Et on a constaté, à écouter son cœur, sa pulsation. Elle a choisi son moment, impeccablement. La joie était là, et l’amour aussi, la paix… Je me rappelle que c’est bel et bien ma mère qui avait eu cette idée de structure des Porte-Bonheurs pour le Happython. A ce moment, je cherchais encore le concept des structures adaptées pour installer les témoignages heureux pour ma première exposition, en 1998. Et, en me montrant son sèche-linge (tancarville), elle me dit : « Tiens, tu pourrais épingler tes messages là-dessus ! ». Au départ, l’idée m’a parue inesthétique et peu crédible, mais, en m’approchant, j’ai testé, et je me suis dit : « Hey, pas mal du tout, c’est simple, efficace et rigolo ! ». Et l’étiquette de « Porte-Bonheurs » est apparue spontanément. Le départ d’une longue série d’expositions, et d’aventures. Oui, ma mère m’a rendu heureux, et aussi sa spontanéité, sa simplicité à vivre, exister, aimer, et s’en aller.
Thierry , 60 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de voir que le changement se révèle à la même vitesse que le soleil se glisse subtilement la nuit pour aider le matin.
Thierry , 60 ans, Noisy-le-Grand (France)Avant de m’endormir, quand j’étais gosse, certains soirs, je m’imaginais avoir chaque qualité des super-héros que j’admirais, je faisais des catégories : intelligence (Red Richards/Mr Fantastic), instruction en biologie (Hank Pym/Giantman), génie (Professeur X, Tony Stark), force (Hulk, ou la chose, ou Thor, j’hésitais), souplesse (Daredevil, Panthère noire)… C’était une méditation fertile, mais ça ne m‘endormait jamais !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Quand j'étais tout gosse, Bourvil, Fernandel, Charlie Chaplin, de Funès, Laurel et Hardy, me faisaient vraiment marrer !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est d'avoir reçu un message qui est la preuve d'un pardon accordé par un ami... peut-être retrouvé...
Thierry , 47 ans, Arradon (France)Il y a quelques années, j’ai découvert par hasard sur des vidéos internet, un jeune gars avec un pull rouge qui dansait d’une façon totalement originale. C'était vraiment bluffant ! J’ai cherché son nom et en faisant une nouvelle recherche, je l’ai vu quelques années plus tard dans de nombreux spots de pub, j’étais vraiment émerveillé ! Ce danseur a inspiré tout un mouvement, une façon « liquide » de danser, il devait travailler sur le dernier spectacle de Michael Jackson et a travaillé dans un film de Tim Burton. C’était super de voir ça ! Il s’appelle David Elsewhere, à découvrir, au cas où…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Dans le Happython, il y a les Self Agents et les Agents, notamment du Bonheur. Les Self Agents se posent la question et trouvent leur réponse. Les Agents posent la question aux autres et valorisent leur réponse en les restituant sur le site du Happython. On est en général Self Agent et Agent simultanément. Ce qui est intéressant, c’est que plus on se pose la question, plus on a envie de poser la question aux autres et plus on pose la question aux autres, plus ça nous renvoie à nos propres réponses, ou notre manque de réponse. Dans les deux cas, ça nous rappelle qu’on est soit heureux, soit en phase de le redevenir.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Faire les expositions sur le Happython m’ont donné de grandes joies : Lille, Jeumont, Paris, Lyon, Lausanne (avec le fameux « Saule heureux, qui a fini de pleurer... »). J’ai toujours apprécié la façon dont les personnes aidaient pour que le projet puisse se réaliser dans les meilleures conditions, cette chaleur qui était présente et diffuse… Ce sentiment de possible…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Cette vision d’un monde où le bonheur peut se propager, naturellement, en jouant, en le décidant, ou en écoutant le flux de la vie… me fait sourire intérieurement.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de lire un livre sympa qu'on m'a recommandé !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Alors que je mettais mes témoignages heureux sur le site du Happython, je vois arriver ceux d’une amie de… presque 40 ans, en direct, d’Espagne, qui parle de ses moments heureux. Notamment, en CM1, où on avait eu pour mission de donner des buvards et des protège-cahiers à nos camarades de classe !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Le premier film de cinéma que j'ai vu, c'était au Grand Rex, pour voir Aladin et la lampe merveilleuse, un dessin-animé. Le plafond était étoilé, en regardant ce ciel, j'avais l'impression d'un mystère que je pouvais sonder !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Savoir que j’aurai des moments heureux avant la fin de cette journée, que je ne connais pas encore (et demain aussi !).
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Les moments les plus heureux de mon existence se produisent avec l'expérience de la Conscience Pure, notamment parfois durant la pratique de la Méditation Transcendantale, celle d'une expression artistique telle que la peinture, la danse ou le théâtre ou face à certains spectacles magnifiques et grandioses apparaissant quand le regard se rend disponible… Je me retrouve alors dans cet état indescriptible, génial et jubilatoire où je suis à la fois conscient d'être et sans pensée. Dans ces moments précieux, je me sens pleinement vivant, puissant et libre et ressens un amour profond pour toute la création.
Thierry , 48 ans, Saint-Vivien-de-Medoc (France)Ce qui m'a rendu heureux, c'est de me rendre compte qu'il y avait d'innombrables moyens pour mieux se connaître. Et aussi que la vie nous donnait des opportunités pour nous éveiller (chacun à son rythme et selon son style), de ce sommeil confortablement partagé, mais insatisfaisant.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Nous étions allés à Marcoussis pour interviewer l’équipe de France de rugby avec un ami vidéaste. Nous avions un contact qui nous avait invités. Un peu à l’avance, nous les attendions dans la salle de presse. Progressivement, on a vu arriver toutes les grandes chaînes de télés et les radios, nous ne savions pas qu’elles viendraient. Je me disais qu’il allait être impossible de leur poser cette question : « Qu’est-ce qui vous rend, ou vous a rendu, heureux ? », en sachant qu’on devait les amener en dehors de la salle pour créer une intimité. Les rugbymen arrivent, tous les journalistes leur sautent dessus. Je fais un break et, en tant qu’Agent du bonheur non diplômé, je me dis « J’y arriverai jamais ! », mais bon, je lâche prise. Un se libère de l’aimantation des journalistes, je m’approche, je lui pose la question, ça lui plaît, on le filme et il nous fait la pub auprès des autres, qui, tous, un par un, sont venus (ça semblait leur faire des vacances par rapport aux questions posées sur leur actualité). Certains témoignages étaient touchants, et l’expérience, plutôt heureuse pour nous aussi.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
A l’époque où ma sœur devait vivre enfin à la maison (car elle était prématurée), en 1973, il y avait une page des 4 fantastiques, de Stan Lee et Jack Kirby, qui paraissait dans France-Soir. Je m’empressais d’aller chercher le journal pour mon père, et je découpais ensuite la page. C’était un épisode qui n’était jamais paru et n’avait jamais été traduit en français. J’avais collé toutes ces pages ensemble pour faire ma BD inédite. Je crois l’avoir encore, quelque part, sur un papier tout jauni, que j’avais colorié en partie.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de faire passer ce que j'aime et de me rappeler, via le regard de l'autre, qu'en fait, j'aime ça plus que je n'imagine.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand ()
A la première expo du Happython in situ, à la Poste de Pantin-les-Limites (véridique : joli nom !), entre Bobigny et Pantin, en octobre 1998, l’effet que donnaient les témoignages épinglés sur des fils à linge au dessus des guichets, et les posters, étaient vraiment drôles. Les clients avaient les yeux en l’air, étaient étonnés ou souriaient et semblaient plus paisibles. Les emploi-jeunes, à l’époque, avaient été supervisés pour, quand ils en avaient la possibilité, poser l’heureuse question, à celles et ceux qui faisaient la queue. A la fin de l’expérience qui a duré 15 jours, le responsable nous a dit qu’il avait perçu moins d’agressivité pendant cette période et nous a remerciés. Premier effet collectif du Happython !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de connaître plein de personnes sur le net et de perpétuellement se faire de nouveaux amis que j'aime rencontrer réellement.
Thierry , 30 ans, Sambreville (Belgique)Ce qui m'a rendu heureux, c'est d'avoir participé à une réunion politique où nous avons construit ensemble un peu plus de démarches.
Thierry , 74 ans, Chatenay-Malabry (France)Quand je trouve une fille qui me fait rire, ça me rend heureux, tout simplement
Thierry , 29 ans, Talence (France)Actuellement, j’ai trouvé une combine pour manger de façon sympa, je mets du râpé sur tout ce que je cuis. Bon, c'est pas la trouvaille de l'année, mais pour le moment, ça me convient bien !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Mieux voir que lorsque j’interprète les choses, ça ne me sert pas forcément.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est d'avoir parlé avec Claude, ça faisait un bout de temps... Les parcours de vie ne se ressemblent pas mais ont de belles similitudes.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Ce qui me rend heureux, c'est de partager des moments vrais, intimes, délicieux, toniques et... simples !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)En 2003, un journal gratuit national nous avait donné un espace avec un encart pour relater l’évolution du Virus du Bonheur. Ainsi, tous les jours, il y avait un témoignage heureux et le nombre associé du site. Certains lecteurs, devenus fans du Happython, y mettaient du cœur, notamment une personne de Toulouse qui, pour faire monter le Record du Monde des moments heureux, allaient jusqu’à laisser 30 témoignages heureux certains jours ! Grâce à elle, Toulouse a bénéficié de plusieurs milliers de messages ! Respect !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Ce qui m'a rendu heureux, c'est d'avoir rencontré ma petite amie cette année le 1er avril, c'est plutôt marrant pour un poisson, non ?
Thierry , 27 ans, Tremblay-en-France (France)J’étais à Avignon, et j’interviewais une grand-mère de 97 ans. Elle me répond : « Oh, vous savez, actuellement, ce qui me rend heureuse… pas grand-chose… Les gens … plus aucun respect... ! ». Je lui répète gentiment la question, lui disant que ce n’était pas vraiment un moment heureux. Silence. Elle me dit : « Ah oui, si, les arrière-petits enfants… », elle continue : « Les petits-enfants… Les reportages sur les animaux… Questions pour un Champion... » et d’autres encore. Une fois ses réponses notées, et relues, pour qu’elles les reconnaissent et les valident, elle me dit : « Vous faites un beau métier, monsieur ! ». Et rajoute ensuite à sa petite-fille, en privé (qui me l’a confié plus tard) : « La prochaine fois qu’il reviendra, je pense que j’aurai d’autres choses à lui dire ! ».
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Sentir que la vie ne s’arrête pas le dimanche et ne commence pas le 1er janvier ! Qu’elle continue, fluide, mouvementée et sans limites, au-delà des boîtes, catégories et repères divers et d’été.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Les phases de certitude dans la vie, selon les âges, et les regards et les sourires profonds, à tous les âges…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Savoir qu'aujourd'hui Dujardin et Hazanavicius ont décroché le multi Jack Pot Oscar (sans parler du reste !) m'a bien fait plaisir... J'ai vraiment apprécié Le grand Détournement, les OSS 117 et The Artist, super content pour eux !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Ce qui me rend heureux ? Franchement, ce sont les regards d'enfants.
Thierry , 29 ans, Digne-les-Bains (France)Des séries récentes m’ont donné beaucoup de plaisir : Homeland, Boss, Louie, Boardwalk Empire, Treme,…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Les premières séries télévisées que j'ai découvertes étant gosse, c'était vraiment quelque chose : Les mystères de l'ouest, Les Envahisseurs, La quatrième dimension, Au-delà du Réel, Mission Impossible, Max la Menace, Starsky et Hutch,...
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Appliquer à moi-même ce que je propose parfois à d'autres me rappelle comme tous ceux que je rencontre sont bel et bien dans ma vie.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)En lisant un témoignage sur le Happython, je me rends compte que moi aussi, j’aime bien manger les yaourts deux par deux !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Il y a pas mal de temps : jouer au poker menteur ! Plutôt sympa !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)J’avais fait une expo au Salon Le Corbusier, à Paris, et auparavant, j’avais mis des formulaires du Happython, dans la boîte aux lettres des étudiants qui habitaient dans le bâtiment. Le jour du vernissage, un étudiant vient me voir et me dit : « Vous savez, quand j’ai lu votre question sur ce qui me rendait heureux, je n’ai pas trouvé tout de suite de réponse, en vérité, j’ai même mis 4 jours pour trouver une réponse qui me convenait ! J’étais content de la trouver, mais… Je ne m’en rappelle plus ! ».
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c'est de me sentir plus facilement en paix pour accueillir ce qui ne semble pas paisible.
Thierry , 50 ans, Noisy-le-Grand (France)
Ce qui me rend heureux, c'est de voir la progression journalière des témoignages sur le Happython, les points communs, les différences, les insolites, les sourires, et étonnements que cela me donne.
thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Ressentir, respirer, sourire dehors, en dedans, laisser venir les mémoires, mieux comprendre, pardonner en ayant compris, lâcher-prise et suivre son élan.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)J’ai vraiment aimé me promener dans tous les marchés d’Aulnay-sous-Bois, Tremblay-en-France, (avant, c’était Tremblay-les-Gonesse) notamment avec ma tante, Mihran et Chek, mes amis, mais aussi seul, à pied, en courant, en vélo, pour aller trouver des bandes-dessinées, les Strange, Marvel, Eclipso, Etranges Aventures, l’Inattendu,… Et aussi les Bob Morane, les Doc Savage...
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)La mère d'un ami, qui à plus de 90 ans, toujours tonique, a dit à sa famille : "Oh ce soir, je suis vraiment fatiguée, je vais me coucher tôt !" Et elle est partie comme ça, pendant son sommeil. La famille a bien sûr regretté son départ, mais en a gardé une sensation sereine.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Rien que de me poser cette question : "Qu’est-ce qui me rend, ou m'a rendu, heureux ?", ça m'invite à être heureux ! Comme un rappel que j'ai le choix d'activer où je pourrai bien mettre mon attention... Un rappel que je peux éprouver les pensées et émotions que je préfère, pas uniquement celles qui dérivent aléatoirement... Me donner le choix de répondre à cette question, puis, si j'en ai envie de trouver une réponse, me fait jaillir quelque chose de simple, un sentiment de possible, de quelque chose que j'ai bel et bien vécu, quand je l'oublie... Et ça revient ! Ça s'en va et ça revient... !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Chaque matin, chaque soir, je fais du sport, depuis 1 an et demi. En bougeant mon corps dehors, quel que soit le temps, j'ai l'impression de sortir le chien qui veut japper... C'est rigolo ! Si je peux apprécier ça maintenant, alors qu'avant j'aurais eu des apprioris, c'est bien qu'avec un peu de pratique qui nous convient, tout devient plaisant !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Quand je passe l’aspirateur, je ne peux pas dire que je kiffe à fond, en revanche, quand c’est aspiré et l’aspirateur rangé, j’ai l’impression de : « Ça, c’est fait ! ».
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Nager dans les eaux de Key West, en Floride, claires, soleil incorporé, goût de sel, poissons vivants et colorés sans la télé, lunettes et tubes pour respirer (éventuellement) hors de l’eau, se laisser flotter…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
Allongé, fatigué, lâcher-prise, dormir, rêver… Oublier… Revenir, images, rappel d’exister en tant que quelqu’un, se remobiliser et aller faire le café, prendre un choco BN…
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)A chaque fois que je fais une surprise de conscience, je me sens plus libre, et heureux.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Avoir oublié mon égoisme et enfin partager et donner aux personnes qui le méritent me rend heureux.
Thierry , 50 ans, Paris (France)Alors qu’un jour je pose la question heureuse du Happython à une dame, elle me donne sa réponse et, comme le contenu pouvait le laisser transparaître, elle me confie qu’elle était policière. Après avoir noté son témoignage, son prénom et sa ville, je lui fais part de cette idée que finalement, on avait un job complémentaire. En tant qu’apprenti Agent du Bonheur, je veillais au rappel des moments heureux, tandis qu’elle, avait la fonction de maintenir la paix. Il y a bien des Gardiens de la Paix, alors pourquoi pas des Gardiens du Bonheur ? Partager des moments heureux permet peut-être d’être en paix ? Pour moi, l’inverse marche aussi !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Être allé en Egypte, en 1992, avoir fait un périple avec des adolescents pendant 3 semaines, d’abord en touristes, sur un trajet planifié, puis free-style. Avoir nagé en mer Rouge et avoir vu des fonds matins, incroyables, lumineux et profonds. En me laissant flotter et en ouvrant les yeux, je découvrais le fond, immense et lointain, vue d’un gratte-ciel. J'avais presque le vertige de voir ces abysses du ciel de la surface, comme un humain transitant entre deux mondes.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Alors que j’étais invité chez des amis dans le nord de la France où avait déjà eu lieu des expos, ces personnes qui m’avait convié à leur repas avait aussi invité leur fille, une adolescente qui suivait sa scolarité dans une école dans le sud de le France. On me pose quelques questions sur le Happython, et elle me dit, surprise : « C’est vous qui avez créé le Happython ? », je lui réponds oui. Et elle me raconte qu’elle avait connu le Happython, après avoir vu le nom du site, gravé sur une table de son école, avec une flèche qui disait : « Allez sur ce site ! ». C’était rebelle, mais ça m’a bien fait rire ! Sûrement des Agents du Bonheur primitifs !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Être insouciant. Avoir confiance que mon cœur bat sans que j’y fasse attention, que mes poumons respirent sans que je me rappelle de le faire, que la vie est là, même quand ma tête l’oublie.
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Ce qui me rend heureux, c’est de savoir que ma mère a 75 ans aujourd’hui et que, même si sa mémoire l’oublie parfois, je la sens heureuse, entourée de l’amour de son mari. Je vois clairement qu’elle se déploie au-delà de l’histoire que nous avons en commun. Je sens en elle l’essence de la vie dont nous sommes issus, avec sa vulnérabilité, sa simplicité, son abondance et sa joie.
Thierry , 54 ans, Noisy-le-Grand (France)
Avoir travaillé sur les futurs formulaires de l’Agent Dépoussiérant et du Liquidator, savoir qu’ils seront bientôt accessibles au public dans le Happython ! Après l’éveil des moments heureux, le dépoussiérage !
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)Tenir davantage compte de choses qui ne me convenaient pas, qui étaient toujours là, et sur lesquelles je me disais « Bon, c’est pas important ! » ou « Oh, non, pas encore ça, vite mettons-le de côté ! ».
Thierry , 48 ans, Noisy-le-Grand (France)
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