J'ai enfin fini de trier mes milliers de diapositives de voyages. J'ai tout mis dans des petites boîtes propres avec des étiquettes bien écrites. Ma vie tient dans un carton, mais qu'est-ce qu'elle était belle.
Comment propager le Virus du Bonheur ?
1- Témoignez et devenez Agent du Bonheur
2- Vous obtenez des Points de Présence
3- Vous misez vos Points sur la ville de votre choix
4- Le Virus du bonheur se propage dans le monde et le monde devient un peu plus heureux
Facile non ? Alors allez-y ! Dites-nous ce qui vous rend heureux !
C'est quoi le Virus du Bonheur et comment ça marche ?
Ce qui les rend, ou les a rendu, heureux(se) ?
L'odeur de l'encaustique sur le vieux parquet en chêne qu'on vient de frotter à la brosse.
Paul , 78 ans, Marseille (France)Ce qui me rend heureuse, c'est quand mon arrière-petite-fille de deux ans s'endort sur ma poitrine pendant sa sieste. Son souffle tout léger, sa petite main fermée sur mon gilet, le temps s'arrête.
Jeanne , 89 ans, Sherbrooke (Canada)
J'ai perdu la vue d'un œil l'an dernier. Ce matin, avec mes nouvelles lunettes loupes, j'ai réussi à enfiler mon fil dans le chas de l'aiguille du premier coup pour réparer mon gilet préféré. Une victoire de patience.
Gisèle , 79 ans, Lyon (France)Le cri aigu des hirondelles qui reviennent faire leur nid sous l'auvent du garage comme chaque année.
Lucienne , 83 ans, Reims (France)Mon voisin m'a réparé la télécommande du décodeur en changeant juste un petit ressort. Je croyais qu'elle était bonne pour la poubelle. Je peux à nouveau regarder mes vieux films le soir sans m'énerver.
André , 81 ans, Mons (Belgique)La sensation de la chaleur du soleil de mars à travers la vitre de la véranda.
Monique , 77 ans, Morges (Suisse)Ce qui me rend heureux, c'est de regarder mes mains pleines de taches et de rides et de me dire qu'elles ont bien travaillé toute leur vie. Elles ont réparé des moteurs, porté des gosses, caressé ma patronne. Des bonnes mains d'artisan.
Gérard , 85 ans, Brive (France)Le bruit sec du journal qui tombe dans la boîte aux lettres métallique le matin à 7 heures.
Pierre , 76 ans, Namur (Belgique)Après deux mois de bronchite qui m'a mise sur le flanc, j'ai pu retourner au marché de Saint-Denis ce matin. Revoir les étals, marchander le prix des clémentines, entendre l'accent du pays, j'ai senti que j'étais encore vivante.
Malika , 72 ans, Saint-Denis (France)L'odeur de la lavande séchée en petits sachets qu'on glisse entre les piles de draps propres dans l'armoire.
Françoise , 80 ans, Sion (Suisse)
Le contact de la nappe en fil blanc bien rêche qu'on sort du buffet uniquement pour les grands repas de famille.
Colette , 78 ans, Amiens (France)J'ai enfin fini de trier mes milliers de diapositives de voyages. J'ai tout mis dans des petites boîtes propres avec des étiquettes bien écrites. Ma vie tient dans un carton, mais qu'est-ce qu'elle était belle.
Jacques , 79 ans, Lausanne (Suisse)
Ce qui me refait ma journée, c'est de descendre chercher mon journal au tabac à Drancy et de voir que le jeune mécanicien du coin s'arrête net pour me tenir la porte. La politesse des jeunes, ça fait un bien fou.
Ali , 73 ans, Drancy (France)Le ronronnement lourd et régulier du vieux chat qui dort d'un coup sur mes pieds glacés au fond du lit.
Odette , 84 ans, Fribourg (Suisse)Le goût de la pizza froide du lendemain matin qu'on mange directement sortie du carton.
Valentin , 20 ans, Trois-Rivières (Canada)Le goût du petit verre de goutte de prune partagé avec le voisin de palier après l'avoir aidé à remonter son pack de lait.
Marcel , 80 ans, Limoges (France)témoigne