L'odeur de la gaufre qui cuit.
Comment propager le Virus du Bonheur ?
1- Témoignez et devenez Agent du Bonheur
2- Vous obtenez des Points de Présence
3- Vous misez vos Points sur la ville de votre choix
4- Le Virus du bonheur se propage dans le monde et le monde devient un peu plus heureux
Facile non ? Alors allez-y ! Dites-nous ce qui vous rend heureux !
C'est quoi le Virus du Bonheur et comment ça marche ?
Ce qui les rend, ou les a rendu, heureux(se) ?
La sensation de fraîcheur de la grande dalle en pierre de la cuisine d'été quand on y pose ses pieds nus après une journée de grosse chaleur.
Samir , 24 ans, Saint-Denis (France)J'ai enfin trié et rangé la grande armoire à pharmacie de la salle de bain qui débordait de vieux tubes de pommade périmés depuis cinq ans, de boîtes de pansements vides et de sirops contre la toux collants. J'ai tout ramené à la pharmacie pour le recyclage, nettoyé les étagères en plastique blanc et trié le reste par catégories claires avec des petites boîtes transparentes. Voir ce placard net et savoir exactement où trouver un cachet d'aspirine du premier coup, ça me soulage un coin de la tête.
Jonathan , 32 ans, Noisy-le-Sec (France)
Mon chef de chantier m'a convoqué ce midi devant toute l'équipe de maçons pour m'annoncer que je passais compagnon professionnel officiel de la boîte. Il m'a dit que mon sérieux sur la sécurité et ma précision sur le montage des échafaudages complexes méritaient cette reconnaissance de l'entreprise. Ça s'accompagne d'une belle revalorisation de mon taux horaire rétroactive sur le début de l'année. Je vais pouvoir payer un beau cadeau à ma mère pour sa fête.
Moussa , 31 ans, Montreuil (France)Le craquement de la croûte dorée du poulet rôti dominical quand on le découpe directement sur la planche en bois de la cuisine.
Marie-Thérèse , 76 ans, Bordeaux (France)On s'est retrouvés avec mes cousins dans la vieille maison de vacances de nos grands-parents en Bretagne pour préparer la vente de la propriété. C'était un moment redouté, plein de nostalgie un peu triste. Mais en ouvrant un vieux coffre en bois sous l'escalier, on est tombés sur nos vieux pistolets à eau en plastique et nos cahiers de jeux de plages des années 90. Au lieu de pleurer, on s'est installés dans l'herbe haute du jardin avec des bières à se rappeler nos bêtises d'enfants et les engueulades de nos parents. La maison est fermée ce soir mais nos souvenirs restent vivants et joyeux.
Nathalie , 45 ans, Besançon (France)Le bruit mat et lourd du sac de terreau de cinquante litres qu'on lâche sur le sol de la serre de jardinage.
Valérie , 49 ans, Besançon (France)J'ai passé ma mâtinée de congé à démonter entièrement le vieux carillon en bois de la salle à manger qui refusait de sonner les heures depuis le Nouvel An. J'ai nettoyé les petits engrenages en laiton au pinceau fin imbibé d'essence de térébenthine et raccroché le petit contrepoids en plomb qui s'était décroché dans la boîte. À midi pile, le mécanisme s'est déclenché dans un petit bruit de rouages feutré et les quatre notes claires ont résonné dans la pièce. La maison a retrouvé son cœur.
Jean-Paul , 74 ans, Aurillac (France)Le contact rugueux du manche en frêne bien poncé de ma vieille pioche quand je commence à travailler la terre.
Jean-Pierre , 63 ans, Limoges (France)Ma chienne qui a maintenant douze ans et ne court presque plus est venue s'installer de longs moments tout contre mes jambes cet après-midi pendant que je jardinais. Chaque fois que je m'arrêtais pour ramasser mes herbes, elle me posait sa grosse tête rousse sur mes genoux en me regardant avec ses grands yeux calmes et un peu voilés par l'âge. Cette fidélité muette et cette tendresse tranquille sans rien demander en retour, ça me touche au plus profond de l'âme.
Bernard , 67 ans, Poitiers (France)Le sifflement aigu des oiseaux qui coupent le ciel bleu de fin de journée au-dessus des grands toits en tuiles de la vieille ville.
Sophie , 31 ans, Yverdon (Suisse)
L'odeur verte et puissante des feuilles de tomate qu'on frotte entre ses doigts en coupant les gourmands le matin.
Mathilde , 27 ans, Bourges (France)Après deux ans de rééducation intensive à la suite d'un très grave accident de moto qui a failli me coûter l'usage de ma jambe droite, j'ai enfin pu remonter sur une bécane cet après-midi. Un pote m'a prêté son vieux trail tranquille, on est allés dans les chemins de vigne derrière chez moi. Passer la première avec ma botte sans douleur, sentir le vent sur mes genoux et l'accélération dans les poignets, j'en avais les larmes sous mon casque de moto. Je revis enfin comme un homme libre.
Rachid , 44 ans, Vénissieux (France)
J'ai passé ma journée de samedi à trier et astiquer toute ma collection d'outils à main hérités de mon père. Les rabots en bois de cormier, les ciseaux à bois Peugeot frères et les vieilles égoïstes en acier suédois. J'ai frotté la rouille fine avec de la laine d'acier fine et de l'huile de lin, affûté les tranchants sur la pierre à eau jusqu'à ce qu'ils coupent comme des rasoirs. Voir tous ces outils impeccables et alignés sur le râtelier de mon garage ce soir, c'est comme redonner vie à la mémoire de mon vieux.
Florian , 21 ans, Limoges (France)Le goût âpre et brûlant de la première gorgée de café noir bu directement au goulot du thermos sur le chantier de huit heures.
Rachid , 31 ans, Vénissieux (France)Mon grand frère m'a fait la surprise de m'emmener passer deux jours à la pêche dans une petite cabane isolée au bord d'un étang privé dans la Creuse. On n'avait pas de réseau téléphonique, pas d'électricité, juste nos cannes à pêche, un vieux réchaud à gaz et des duvets militaires. On a passé la nuit à discuter devant l'eau noire en écoutant les grenouilles et les bruits de la forêt. J'ai eu l'impression de retrouver mon frère d'avant la fac et le stress de sa vie parisienne.
Lucas , 19 ans, Vevey (Suisse)Le bruissement léger de la paille sèche qu'on étale à grands gestes sur le sol du poulailler pour refaire les nids.
Stéphane , 48 ans, Bourges (France)On s'est installés avec mon copain sur la pelouse du parc des Buttes Chaumont avec deux couvertures et nos bouquins pour passer tout l'après-midi du dimanche au soleil. On n'a presque pas parlé, chacun était plongé dans son histoire, mais de temps en temps nos pieds se touchaient sous la couverture ou on se partageait un morceau de chocolat sans lever les yeux de la page. C'était d'une simplicité et d'une complicité parfaites, loin du bruit et des écrans.
Sarah , 22 ans, Neuchâtel (Suisse)témoigne