Le craquement net de la première couche de givre fin qui s'est déposée sur les grandes flaques de boue du chemin au petit matin.
Comment propager le Virus du Bonheur ?
1- Témoignez et devenez Agent du Bonheur
2- Vous obtenez des Points de Présence
3- Vous misez vos Points sur la ville de votre choix
4- Le Virus du bonheur se propage dans le monde et le monde devient un peu plus heureux
Facile non ? Alors allez-y ! Dites-nous ce qui vous rend heureux !
C'est quoi le Virus du Bonheur et comment ça marche ?
Ce qui les rend, ou les a rendu, heureux(se) ?
Ma grand-mère m'a sorti de sa commode un grand cahier relié en toile brune contenant tous les croquis de broderie et les échantillons de dentelle réalisés par sa propre mère en 1920. Les motifs de fleurs sauvages sont dessinés d'un trait de plume noir d'une finesse incroyable et les morceaux de fil de lin sont restés d'une blancheur parfaite. J'ai passé tout mon après-midi de dimanche à les étudier bien au chaud.
Daniel , 19 ans, Laval (Canada)J'ai réussi à restaurer entièrement l'ancien rouet en bois de hêtre de mon arrière-grand-mère qui dormait sous la poussière de la grange depuis des décennies. À force de patience, de nettoyage minutieux de la roue au savon de Marseille et d'un léger huilage de l'axe de la broche, la pédale actionne de nouveau l'ensemble dans un mouvement d'une régularité absolue. Un bel objet d'art populaire sauvé du temps.
Pierre , 34 ans, Brive (France)
Mon parrain m'a emmené passer la mâtinée de dimanche dans les ateliers d'un maître verrier pour observer la fabrication d'un grand vitrail coloré pour une chapelle. J'ai pu regarder le découpage précis des morceaux de verre au diamant, le calibrage des baguettes de plomb souple et le lissage des soudures à l'étain. Cette lumière colorée qui traversait les plaques en chauffant m'a totalement fasciné.
Daniel , 19 ans, Laval (Canada)L'odeur fruitée, capiteuse et sucrée du marc de raisin frais qui fermente tranquillement dans la grande cuve en chêne après la vendange.
Brigitte , 58 ans, Aurillac (France)Après deux semaines de doutes intenses à la suite de l'examen pratique de mon brevet de guide de moyenne montagne, le courrier officiel est arrivé cet après-midi. Je suis reçu, mes compétences en orientation, en secourisme et en lecture de paysage sont validées avec les félicitations du jury. J'ai senti tout le stress accumulé s'envoler d'un coup net en serrant mon diplôme contre moi. L'aventure des grands espaces commence.
Florian , 21 ans, Limoges (France)Après des mois d'efforts et de démarches passionnées, j'ai enfin reçu ce matin le document officiel m'accordant l'autorisation d'installer ma petite boutique de tisanes et de plantes médicinales dans l'ancienne halle médiévale de la commune. C'était le dernier accord administratif qui bloquait l'aménagement de mes grands bocaux en verre et de mes tiroirs en bois odorants. Quel bonheur de voir ce projet de vie se réaliser enfin au cœur du village.
Fatoumata , 38 ans, Pantin (France)L'odeur fine de la cire de carnauba, du cuir nourri et du vieux crin qui s'échappe de la sellerie du centre équestre au petit matin.
Yohan , 22 ans, Nanterre (France)On s'est retrouvées entre anciennes élèves de la chorale municipale autour d'un grand plateau de petits fours pour fêter le retour de notre soliste après son année à l'étranger. Les plannings et les distances nous avaient éloignées, mais dès les premières notes du premier chant entonné ensemble au milieu du salon, l'harmonie des voix est revenue instantanément, pure et vibrante. La force de notre complicité vocale n'a pas bougé d'un fil.
Coumba , 26 ans, Lyon (France)Le goût sucré et légèrement sauvage d'une mûre noire qu'on cueille directement sur la ronce du chemin creux et qui tache les doigts.
Gérard , 67 ans, Brive (France)Le crépitement sec, léger et rapide des gousses de pois gourmands qu'on écale à deux mains au-dessus de la grande bassine en faïence jaune.
Samir , 24 ans, Saint-Denis (France)
J'ai pris le temps d'organiser et d'archiver proprement toutes mes planches de dessins botaniques, mes croquis d'herbiers et mes notes de culture dans un grand carton à dessins en toile verte bien propre. Avoir toutes mes études de plantes classées par famille et protégées du soleil me procure une vraie tranquillité d'esprit et un grand plaisir à chaque fois que je rouvre le dossier pour travailler.
Valérie , 49 ans, Besançon (France)Mon oncle est passé à l'improviste sur mon lieu de stage à la pépinière ce midi pour m'apporter une belle faisselle de brebis fraîche et un bocal de miel de châtaignier. On s'est assis sur deux caisses de bois retournées à l'ombre du grand tilleul, écoutant le bourdonnement des abeilles tout en dégustant notre casse-croûte en parlant des récoltes à venir. Cette pause d'une demi-heure m'a redonné une super énergie pour les rempotages de l'après-midi.
Christophe , 46 ans, Amiens (France)
Le craquement net de la première couche de givre fin qui s'est déposée sur les grandes flaques de boue du chemin au petit matin.
Nathalie , 44 ans, Gatineau (Canada)Le sifflement du vent d'ouest à travers les fentes de la bâche de la remorque pleine de bois bien sec qu'on ramène à la maison.
Félix , 27 ans, Chicoutimi (Canada)Après des semaines de négociations serrées avec mon agence immobilière, j'ai enfin signé ce matin l'accord de renouvellement de mon bail commercial pour mon petit atelier de reliure artisanale, sans aucune augmentation de loyer pour les trois prochaines années. C'était ma grosse inquiétude de l'année qui s'envole d'un coup. Je vais pouvoir continuer à travailler sereinement dans ce local lumineux que j'aime tant sans me soucier de déménager mes grosses machines.
Valérie , 49 ans, Besançon (France)On s'est retrouvées entre anciennes collègues de l'école d'infirmières autour d'un grand plateau de fromages pour fêter les dix ans de notre diplôme. On s'était un peu perdues de vue avec les gardes de nuit, les mutations et les vies de famille de chacune. Dès les premières minutes, les vieux éclats de rire sont revenus, les anecdotes de stage ont fusé et on a refait le monde de la santé jusqu'à pas d'heure. La force de ce lien-là est restée totalement intacte.
Coumba , 26 ans, Lyon (France)Mon frère est passé à l'improviste sur mon chantier de rénovation ce midi pour m'apporter une grande barquette de frites bien chaudes et un morceau de lard grillé du traiteur du coin. On s'est installés sur deux parpaings retournés au milieu des sacs de plâtre et des rouleaux de laine de verre pour manger ensemble à la bonne franquette. Discuter du boulot et de la famille au milieu des outils, ça m'a fait une pause hyper revigorante.
Rachid , 44 ans, Vénissieux (France)témoigne