J'ai retrouvé coincé entre deux pages d'un vieux missel familial un petit bouquet de violettes séchées et une image pieuse datant du printemps 1912. Les fleurs ont perdu leur couleur mais leur empreinte violacée est restée incrustée dans le papier jauni, accompagnée d'un prénom écrit d'une encre violette très pâle. Tenir ce petit souvenir intime figé depuis plus d'un siècle m'a procuré une émotion douce et une vraie curiosité pour mes ancêtres.
Comment propager le Virus du Bonheur ?
1- Témoignez et devenez Agent du Bonheur
2- Vous obtenez des Points de Présence
3- Vous misez vos Points sur la ville de votre choix
4- Le Virus du bonheur se propage dans le monde et le monde devient un peu plus heureux
Facile non ? Alors allez-y ! Dites-nous ce qui vous rend heureux !
C'est quoi le Virus du Bonheur et comment ça marche ?
Ce qui les rend, ou les a rendu, heureux(se) ?
L'odeur résineuse et fraîche des aiguilles de pin qui craquent sous les pas lors d'une marche en forêt au milieu de la mâtinée.
Pierre , 34 ans, Brive (France)J'ai enfin terminé de béquiller et de butter mes trois grands rangs de pommes de terre au potager. C'était un travail physique, plié en deux sous le soleil de l'après-midi, à ramener la terre meuble en jolis dômes protecteurs autour du pied de chaque plante avec la binette. Quand j'ai passé le coup de balai sur l'allée centrale ce soir et que j'ai vu ces longues vagues de terre brune parfaitement rectilignes, j'ai ressenti une immense fierté.
Jean-Pierre , 63 ans, Limoges (France)
Après quinze jours de recherches intensives pour localiser un court-circuit intermittent qui faisait disjoncter le tableau électrique de la grange de mon client, j'ai enfin trouvé la panne cet après-midi. C'était un fil de phase qui avait été pincé derrière un collier métallique de fixation d'un vieux tube IRL, caché derrière une pile de foin. J'ai isolé le conducteur proprement et tout réenclenché. Le circuit tient parfaitement, un vrai soulagement de pro.
Rachid , 31 ans, Vénissieux (France)On s'est réunis avec les bénévoles du club de randonnée pour redessiner et baliser le vieux sentier des douaniers qui s'effaçait sous les ronces de la falaise. Les uns à la serpe pour dégager les ajoncs, les autres au pinceau pour appliquer les traits de peinture jaune fraîche sur les rochers de repère. En fin d'après-midi, le chemin était net, sécurisé, et on a contemplé la mer en partageant un bon pain de seigle et du fromage de chèvre.
Jean-Paul , 74 ans, Aurillac (France)Le cri rauque, saccadé et puissant du faisan de Colchide qui s'envole lourdement du fossé au moment où l'on approche sur le chemin de terre.
Félix , 27 ans, Chicoutimi (Canada)J'ai retrouvé coincé entre deux pages d'un vieux missel familial un petit bouquet de violettes séchées et une image pieuse datant du printemps 1912. Les fleurs ont perdu leur couleur mais leur empreinte violacée est restée incrustée dans le papier jauni, accompagnée d'un prénom écrit d'une encre violette très pâle. Tenir ce petit souvenir intime figé depuis plus d'un siècle m'a procuré une émotion douce et une vraie curiosité pour mes ancêtres.
Amélie , 31 ans, Pantin (France)Le clapotis vif, rythmé et joyeux des grosses gouttes de pluie d'été qui frappent les grandes feuilles de rhubarbe au fond du potager.
Sophie , 31 ans, Yverdon (Suisse)L'odeur forte, résineuse et un peu piquante de la térébenthine qu'on étale au pinceau sur les ruches en bois blanc avant l'hiver.
Gérard , 68 ans, Brive (France)J'ai passé ma mâtinée de dimanche à poser mes premiers rangs de bordures en pierre de schiste le long de l'allée centrale de mon jardin. C'était un travail de patience, à genoux dans la terre fraîche, à caler chaque bloc au millimètre sur un lit de mortier maigre et à vérifier l'alignement au cordeau. Quand j'ai passé le grand coup de balai final pour nettoyer la poussière de ciment et que j'ai vu la ligne parfaitement droite souligner mes massifs, j'ai oublié mes courbatures.
Stéphane , 47 ans, Gatineau (Canada)Après une longue mâtinée de doute à surveiller le ciel d'orage qui menaçait mes trois hectares de foin tout juste fauchés et couchés au sol, le vent a tourné d'un coup à la mi-journée. Le soleil a brillé de mille feux tout l'après-midi, séchant parfaitement l'herbe et me permettant de presser mes bottes bien au sec avant la nuit. Quel soulagement de voir les balles bien denses alignées dans le champ sous un ciel lavé.
Gérard , 68 ans, Brive (France)
J'ai profité de ma mâtinée de congé pour vider et nettoyer entièrement le grand poulailler en bois du fond du jardin avant l'arrivée des chaleurs. J'ai gratté les perchoirs, désinfecté le sol au vinaigre blanc et étalé une belle couche épaisse de paille de seigle bien dorée et croustillante dans les nichoirs. Voir mes quatre poules rousses y retourner immédiatement en grattant le sol de leurs pattes dans un caquètement joyeux m'a payé de mes efforts.
Julien , 25 ans, Paris (France)'ai passé mon après-midi de samedi avec mon gendre à cueillir les grappes de groseilles rouges et de cassis le long de la haie de son jardin. C'était une récolte tranquille, assis sur des tabourets bas en plastique, à détacher les fruits mûrs sans écraser la pulpe et à chasser les petites punaises vertes d'un souffle. Quand on a pesé la dernière bassine en cuivre sur la balance de cuisine et qu'on a vu s'afficher trois kilos de fruits parfaits, on est allés se préparer un grand verre de sirop de menthe à l'eau fraîche.
Stéphane , 48 ans, Bourges (France)
La sensation de fraîcheur vive de l'eau du ruisseau forestier qu'on s'asperge sur les poignets et le visage au milieu d'une longue marche d'été.
Chloé , 21 ans, Villeurbanne (France)Le bruit du gros rouleau en pierre qu'on passe à deux mains sur la terre fine du potager pour tasser les semis de gazon.
Moussa , 31 ans, Montreuil (France)J'ai réussi à restaurer entièrement le vieux cadre en bois doré à la feuille de ma grand-mère qui était resté encrassé par les années passées au grenier. À force de patience, de nettoyage méticuleux au coton-tige imbibé d'eau distillée et de retouches légères à la cire à dorer, les motifs sculptés de roses ont retrouvé leur éclat d'origine. Un bel objet de famille de sauvé pour le salon.
Pierre , 34 ans, Brive (France)L'odeur fraîche de la terre mouillée et de la pelouse coupée qui remonte du jardin juste après le passage d'un bel orage d'été.
Marie-Thérèse , 76 ans, Bordeaux (France)J'ai passé ma mâtinée de congé à passer une belle couche d'huile végétale sur la table de jardin en teck et sur les chaises pliantes de la terrasse. C'est un travail calme et routinier, mais le bois prend une couleur dorée magnifique sous le pinceau et se trouve protégé des averses pour tout l'automne. Mon petit coin de repos extérieur est impeccable et prêt pour les beaux jours restants.
Stéphane , 47 ans, Gatineau (Canada)témoigne